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Où le navire bouge le moins

Où le navire bouge le moins
RMS Olympic, cabine intérieure, vers 1911.

Sur un paquebot, toutes les cabines ne tanguent pas autant. Le mouvement est minimal au centre et en bas du navire — ce que la première classe a compris bien avant l'invention des stabilisateurs.

Un navire pivote autour de son centre de gravité : roulis et tangage y sont les plus faibles et s'amplifient vers les extrémités et les ponts hauts. Les cabines les plus stables, donc les plus prisées, sont les cabines basses et centrales — à rebours de l'intuition qui valorise les ponts supérieurs. Sur un paquebot, toutes les cabines ne tanguent pas autant.

Pour atténuer le roulis lui-même, les ingénieurs ajoutent d'abord des quilles de roulis, longues ailettes fixées sous la coque. Au début du XXe siècle apparaissent les stabilisateurs gyroscopiques, puis, plus tard, des ailerons actifs qui contrent le mouvement en temps réel. Le mouvement est minimal au centre et en bas du navire — ce que la première classe a compris bien avant l'invention des stabilisateurs.

Le confort en mer devient ainsi un problème d'architecture navale autant que de décoration. Réduire le mal de mer ne tient pas aux teintes apaisantes des cabines de luxe, mais à la position dans le navire et à la maîtrise mécanique de la houle.

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