Culture
Les fleurs hallucinogènes
Certains jardins médicinaux médiévaux contenaient des plantes capables de provoquer hallucinations, paralysies ou états de transe. Belladone, jusquiame, mandragore ou datura étaient utilisées avec prudence dans certaines préparations thérapeutiques et rituelles. Le problème est que les doses efficaces restaient extrêmement proches des doses toxiques.
Les jardins médicinaux médiévaux servaient à cultiver des plantes utilisées en médecine, en pharmacie monastique et parfois dans certaines pratiques magiques ou religieuses.
Parmi ces espèces figuraient plusieurs végétaux contenant des alcaloïdes puissants capables d'agir fortement sur le système nerveux humain. La belladone, la jusquiame noire ou la mandragore pouvaient provoquer hallucinations, confusion mentale ou anesthésie partielle. Les praticiens médiévaux ne connaissaient évidemment pas la chimie exacte de ces substances, mais ils avaient identifié empiriquement plusieurs effets physiologiques récurrents. Certaines préparations étaient utilisées pour réduire la douleur, favoriser le sommeil ou accompagner des interventions chirurgicales rudimentaires.
Le danger venait du dosage extrêmement instable des plantes. La concentration des molécules variait selon le climat, le séchage ou la partie récoltée. Ces végétaux alimentent aussi une partie de l'imaginaire européen autour des sorcières, des poisons et des états de transformation mentale.
La mandragore en particulier acquiert une réputation presque mythologique à cause de sa racine anthropomorphe et de ses effets neurologiques puissants. Plusieurs molécules présentes dans ces plantes restent encore étudiées aujourd'hui en pharmacologie moderne, bien que leur toxicité rende leur usage direct particulièrement dangereux.