Culture
La fatigue fluorescente
Les tubes fluorescents à ballast magnétique ne brillent pas en continu : ils clignotent à 100 hertz, deux fois la fréquence du secteur. Invisible à l'œil, ce scintillement est capté par le système visuel et associé, chez certains, à maux de tête et fatigue oculaire.
Adopté massivement au milieu du XXe siècle pour son rendement et son uniformité, l'éclairage fluorescent équipe bureaux, écoles et administrations. Les plaintes apparaissent vite : tension oculaire, irritabilité, céphalées en fin de journée. Les tubes fluorescents à ballast magnétique ne brillent pas en continu : ils clignotent à 100 hertz, deux fois la fréquence du secteur.
La cause principale est le scintillement. Avec un ballast magnétique, le tube s'éteint et se rallume cent fois par seconde en Europe. En 1989, les travaux d'Arnold Wilkins ont montré qu'un éclairage à ballast électronique haute fréquence réduisait d'environ moitié la fréquence des maux de tête au bureau. Invisible à l'œil, ce scintillement est capté par le système visuel et associé, chez certains, à maux de tête et fatigue oculaire.
Le spectre incomplet et la température de couleur de ces lampes accentuent l'inconfort. Le passage aux ballasts électroniques puis aux LED a fait reculer le problème sans l'éliminer : un mauvais pilotage LED peut réintroduire un scintillement comparable.