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Les pavillons de Nightingale

Les pavillons de Nightingale
Salle « Florence Nightingale », St Thomas' Hospital, Londres.

Après la guerre de Crimée, Florence Nightingale impose une idée alors contestée : la forme d'un hôpital tue ou sauve. Ses « pavillons » — salles longues et étroites, hautes fenêtres, lits espacés, ventilation traversante — font chuter la mortalité par infection.

À l'hôpital militaire de Scutari (1854-1856), Nightingale relève des taux de mortalité effrayants, dus moins aux blessures qu'aux infections liées à l'entassement et à l'air vicié. Statisticienne, elle en tire des diagrammes qui rendent visible le lien entre insalubrité et décès. Après la guerre de Crimée, Florence Nightingale impose une idée alors contestée : la forme d'un hôpital tue ou sauve.

Dans Notes on Hospitals (1859), elle codifie le « pavillon Nightingale » : salles longues et étroites, plafonds hauts, fenêtres sur deux côtés assurant un balayage d'air constant, lits largement espacés, surfaces lavables. Il s'agit de remplacer l'air confiné par un flux permanent. Ses « pavillons » — salles longues et étroites, hautes fenêtres, lits espacés, ventilation traversante — font chuter la mortalité par infection.

Le modèle gouverne la construction hospitalière pendant près d'un siècle. Conçu avant la théorie microbienne, il fonctionne pourtant : en diluant les agents pathogènes et en maximisant lumière et propreté, il réduit réellement les infections contractées à l'hôpital.

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